La reliure dans tous ses états

Vous pouvez retrouver quelques images de nos travaux en bas de texte.

Toutes nos reliures sont réalisées entièrement à la main, à l’atelier.

Pour chacune de nos réalisations, nous avons le souci d’utiliser des matériaux de qualité.

Lorsqu’une commande de reliure nous est passée, les pages fournies sont traitées selon différentes étapes de travail, qui constituent le métier du relieur. En voici les grandes lignes, qui vous permettront de comprendre les particularités d’un livre relié main, et en quoi le métier de relieur est oeuvre de patience et de précision…

Attention, il s’agit aussi d’une initiation au jargon de métier !

La réalisation du corps d’ouvrage :

Après avoir préparé les pages (débrochage, petites réparations, montage des couvertures, mise en presse), il faut les lier entre elles (grecquage, choix du fil et couture à la main sur un cousoir).

On prépare ensuite les pages liées (équerrage du livre, passage du dos en colle) afin d’y placer les plats en carton (endossure, taille des cartons à la cisaille et passage des ficelles dans les cartons).

On termine le corps d’ouvrage par la tranche du dos en y collant de la mousseline dans le but de rendre tous les cahiers solidaires.

La mise en presse

Dans le processus de fabrication du livre, il y a trois passages en presse. Une presse en battée après débrochage, une mise presse après le passage en carton, et la presse de finition, plus légère. 

La finition

La finition de la reliure peut être de différentes qualités («reliure finition courante», «reliure finition soignée», «reliure finition d’art»). Elle fait appel à plusieurs types matériaux : toile de coton ou de lin, papiers (mécanique, à la cuve), peaux (mouton, chèvre, chagrin, maroquin, parchemin et vélin).

Après avoir travaillé les tranches (massicotées, polies, cirées ou dorées), on y pose des tranchefiles (mécaniques ou brodées à la main sur des bâtonnets de papier roulé).

Il faut ensuite centrer définitivement les pages (égalisation des chasses et collage des ficelles), durcir le dos (collage de kraft ou papier goudron) et si besoin préparer le dos brisé (« faux dos » avec ou sans nerfs).

Puis viennent la coupe de la toile ou la préparation de la peau («parure à la main»), que l’on pose sur l’ouvrage : c’est la « couvrure » (coiffes, mors, coins) avec la pose des plats en papier, toile ou parchemin.

Enfin, la reliure du livre s’achève par l’habillage de l’intérieur (gardes et charnière).

Tout au long de ces nombreuses opérations, le relieur peut affiner l’exécution avec ses techniques propres et la qualité de son savoir-faire.

Chaque relieur a ses recettes. Notre atelier aussi…

Décors et dorures 

Les finitions du livre sont aussi variées que complexes, elles sont déterminées avec le projet du client. 
Quant à la dorure, elle comprend le titrage, les palettes, les fleurons, et les décors à la roulette. 

Réalisation des accessoires

Chaque ouvrage de reliure peut être agrémenté d’accessoires tels que chemise en peau ou étui bordés peau, qui en font un ensemble complet, cohérent et luxueux.